Grand Maître Marabout DJAFFA LOKO
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Il fait nuit sur le royaume », a lancé le Premier ministre du royaume d'Abomey, dans le sud du Bénin, à quelque 30 000 personnes venues se recueillir le week-end du 11 août pour célébrer la disparition du souverain local, Dadah Dédjalagni Agoli-Agbo, survenue début juillet au palaisGbindo. Et quel royaume ! Héritier d'une longue lignée de monarques, Agoli-Agbo avait succédé notamment au roi Béhanzin, déporté lors de la lutte coloniale de la France, qui a mis fin au pouvoir politique du royaume. La date de l'accession au trône d'Agboli-Agbo reste floue, car elle fait suite à des disputes au sein de la famille royale et à une longue période de pouvoir transitionnel, au début des années 1990. Ce qui a provoqué un bicéphalisme en 1995 dans le royaume avec d'un autre côté le roi Houédogni Béhanzin qui régna durant quinze ans et décédé en 2013.

Dédjalagni Agoli-Agbo, dernier roi d'Abomey
Plaque tournante de la traite négrière, le royaume d'Abomey n'a jamais complètement disparu. Ses rois, dont l'autorité justement redoutée ne s'employait pas uniquement, quoi qu'on pense, à un arbitraire brutal et irraisonné, avaient su donner à l'ancien royaume du Dahomey (Danhomé, ancien nom du Bénin, NDLR) qui s'étendait sur plus de 200 kilomètres une administration fortement hiérarchisée, une armée permanente et des embryons de services douanier et judiciaire. Bien avant la colonisation française. Constitué dans le sud de l'actuel Bénin, les dignitaires d'Abomey ont réussi à absorber les uns après les autres les petits royaumes qui le séparaient de ses puissants rivaux : les nagots ou yoruba d'Abeokuta. Mais ils seront stoppés par les colons français dans cette quête du pouvoir. Sous les douze rois qui se succédèrent de 1625 à 1900, ce royaume s'affirma comme un des plus puissants de la côte occidentale de l'Afrique.Depuis l’annonce de cette nouvelle tragique, plusieurs cérémonies – dont l'« Assikplata » qui se manifeste par des chants et danses de la cité royale rythmés par le Zinli joué au moins sur 41 gourdes – ont été faites conformément aux rites de la famille royale.

Successeur
Mais en attendant la désignation et la présentation officielle de son successeur, d’autres cérémonies vont démarrer ce samedi 11 août. « Dans la tradition, on dit que la fièvre s'est emparée du royaume tant que la mort du roi n'a pas été officialisée par des cérémonies », fait observer à l'AFP Dah Sodjo Kehounhon, ministre à la Cour et superviseur des festivités. « Le décès du roi est synonyme d'une nuit qui tombe sur le royaume et le plonge dans l'obscurité. Il n'y a plus de manifestations grandioses ni aucune réjouissance tant que les cérémonies du roi n'ont pas pris fin », précise-t-il. Elles doivent durer au moins six mois, mais après ce week-end, elles se dérouleront dans la plus grande intimité de la cour. Au terme des cérémonies du roi défunt Dédjalagni Agoli-Agbo, son successeur devrait être connu et révélé au public après consultation du « Fâ », système de divination imprégné de l'esprit vaudou.

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